lundi 25 juillet 2016

103. Cadence, respiration : le bon vieux 7 temps

En cuisine, il existe des recettes indémodables mais qu'on oublie parfois et qu'heureusement on remet régulièrement au goût des jours.

En course à pied, il en est une qui est très utile si vous cherchez à améliorer, à la fois, votre respiration et votre cadence en course à pied lors de vos sorties à allure lente (ou "endurance fondamentale").

Ce bon vieux truc est celui qu'utilisent les forces armées : les cadences ou chants rythmées.

Courir sur un tel rythme vous obligera à prendre le bon rythme de foulée et à bien respirer.

Le rythme le plus simple et le plus utile est, je trouve, celui du fameux "Up in the morning" (voir vidéo).


lien vers la vidéo : https://youtu.be/Hnna8VLiynw

Pour simplifier, je vous suggère de chanter (doucement...pas la peine de cracher vos poumons) ou de siffler cet air sur une base de 7 pieds : "1,2,3,4,5,6,7" (silence d'1 temps) puis de nouveau "1,2,3,4,5,6,7". Avec le silence d'1 temps, cela fait donc 8 temps calés sur 8 foulées. Rien de tel pour rester en aisance respiratoire toute en gardant la cadence.

Libre à vous d'inventer des paroles pour vous motiver ou bien simplement siffloter ou comptez !

Happy LFR !





mardi 14 juin 2016

102. Coureurs, assouplissez vos hanches !

Je constate à chaque atelier LFR à quel point certains coureurs ont le bassin très raide, à partir d'un certain âge en particulier. Le maintien de la position assise de si longues heures liées à nos modes de vie sédentaires y est pour beaucoup.

Autant il y a débat sur la nécessité d'une grande souplesse des jambes en course à pied pour améliorer ses performances, autant on ne peut ignorer l'importance d'avoir un bassin relativement souple en course à pied.

L'amplitude de la foulée dépend avant tout de l'angle de balayage du genou. Cela signifie que plus vous arrivez à mouvoir votre genou devant vous mais aussi surtout derrière vous.

A cela s'ajoute une règle physique simple et incontournable : la puissance est la résultante de la force multipliée par la vitesse. Qui dit vitesse, dit souplesse. Si votre bassin est bloqué, il y a peu de chances que vous puissiez avoir un mouvement de jambes rapide et puissant.

Je ne saurais donc trop vous recommander d'entretenir ou de retrouver (suivant le cas) une bonne souplesse du bassin. Il existe beaucoup d'étirements possibles pour cela. En voici quelques uns que vous pouvez faire pour regagner en souplesse ; vous n’êtes pas obligé de faire toutes les poses bien sûr). Il est conseillé de faire plusieurs de ces poses 2 ou 3 par semaine en tenant les poses environ 45":


(source: www.yogaland.ca)

Ce tableau conseille, à raison, de travailler aussi sa respiration durant les étirements, ce qui est extrêmement bénéfique pour aider au relâchement musculaire.

Rappel important : un étirement ne doit pas faire mal. Ne forcez pas. Le gain de souplesse se fera très progressivement si vous êtes bien discipliné et régulier.

Happy LFR !

dimanche 15 mai 2016

101. Modifier sa foulée vers moins de talon : 3 erreurs courantes à éviter

Voilà maintenant plusieurs années que le LFR se consacre à aider les coureurs à modifier leur foulée pour adopter de meilleures pratiques biomécaniques. Dans ce cadre, LFR organise, depuis plus d'un an, des ateliers exclusivement consacrer à aider les coureurs à modifier leur foulée. Il est donc possible de faire un retour d'expérience et identifier les erreurs parmi les plus courantes :

1. Tout, tout de suite !

C'est assez évident mais changer sa foulée prend du temps. Ce temps de transition est très variable et varie beaucoup d'un individu à l'autre. Les facteurs principaux qui influencent la durée de cette transition sont les prédispositions naturelles, les qualités athlétiques et la discipline. Généralement, il varie de 2 à 6 mois.

Modifier sa foulée implique deux adaptations  : la première est l'acquisition d'un nouveau geste (schéma moteur): le coureur doit apprendre à ne plus mouvoir sa jambe et plus globalement son corps, comme il le faisait par le passé. Cela demande un certain temps d'apprentissage. L'autre adaptation est de l'ordre tendineux et musculaire ; les muscles du coureur vont être sollicités différemment : en particulier, si la technique est optimale, les muscles postérieurs de sa jambe vont  beaucoup plus travailler qu'avant. Le temps d'adaptation est plus long pour les tendons que pour les muscles. Forcer trop rapidement le changement de foulée peut donc générer beaucoup de contraintes sur le corps du coureur. Le coureur doit ainsi veiller à ne pas violenter son corps (et il devra éviter les séances trop intenses en début de transition ou l'accroissement trop rapide de la durée de ses sorties). Avec du bon sens et une progressivité raisonnable, la transition pourra se faire très agréablement et sans traumatismes.

2. Être obnubilé par une seule chose : l'endroit du pied qui touche le sol en premier et ne pas modifier globalement sa biomécanique

Beaucoup de coureurs viennent me voir en se focalisant sur l'endroit du pied qui touche le sol en premier : ils ont lu ou compris qu'il était préférable que le talon ne touche pas le sol en premier. C'est malheureusement le plus souvent prendre le problème à l'envers ou "par le petit bout de la lorgnette".

C'est le geste qui est important avant tout : si le geste est bien réalisé et que la chaussure est adaptée, alors seulement dans ce cas, le pied viendra se poser non pas sur le talon mais sur l'avant-pied (ou son synonyme le médio-pied). Si au contraire, le coureur ne fait que modifier l'inclinaison de sa cheville pour éviter que son talon ne touche le sol en premier, alors, dans ce cas, les effets risquent d'être désastreux et sa foulée inefficace. Le dénivelé de la chaussure joue un rôle important : c'est seulement à partir de 6mm de drop (environ) qu'elle permettra au coureur de toucher le sol l'avant-pied en premier, sans qu'il y a ait à forcer ou contracter sa cheville et son mollet pour cela. Au delà, il est tout à fait normal que le talon entre en contact avec le sol en premier (c'est d'ailleurs ce qu'on observe chez les meilleurs coureurs). Pour autant, cela ne signifie qu'ils ont une attaque talon similaire à celles des coureurs qui ne possèdent pas une technique correcte en course à pied.

3. Demander trop aux mollets

Un certain nombre de coureurs craignent pour leurs mollets quand ils veulent changer de foulée : il est vrai qu'en foulée médio-pied, le mollet travaille plus dans un mouvement excentrique (il s'étire plus à chaque pose de pied). Normalement, comme il s'agit d'un travail excentrique, le temps d'adaptation du mollet sera assez court : quelques sorties tout au plus. Cela est confirmé très régulièrement par les pratiquants du LFR. 

Il ne faut pas demander à ses mollets en revanche un travail concentrique qui reviendrait à pousser avec les mollets : vous aurez certainement remarqué la finesse des mollets des meilleurs marathoniens ; la propulsion en course à pied ne doit pas venir des mollets (sauf si vous souhaitez avoir de gros mollets). Pour éviter cela, c'est très simple : il faut apprendre à utiliser d'autres groupes musculaires qui sont, eux, fait pour cela : principalement les muscles fessiers. C'est en apprenant à tirer la propulsion de son bassin que le coureur à pied soulagera énormément les mollets qui pourront ainsi être relâchés et détendus.



La méthode LFR (Courir léger - Light Feet Running) consiste justement à faire prendre conscience aux coureurs de tous ces choix et à lui apprendre à mieux utiliser tout son corps pour avoir une foulée plus efficiente, harmonieuse et athlétique.

Le livre Courir Léger - Light Feet Running est disponible en librairies et sur amazon (Editions Amphora). Pour plus d'informations sur les ateliers, visitez le site www.lightfeetrunning.com.

Happy LFR !



samedi 16 avril 2016

100. Le livre "Courir léger - Light Feet Running" n°1 des ventes Running

Courir Léger - Light Feet Running est n°1 des ventes de livres Running depuis sa sortie !

La 3ème réimpression du livre est en cours de publication, tout chaud sorti des rotatives. 



Un grand merci à toutes et à tous ceux qui l'ont acheté et qui ont permis qu'il soit n°1, le livre s'étant fait connaître avant tout par le bouche à oreille des lecteurs et pratiquants LFR satisfaits.

Pour les collectors, cette réimpression contient quelques menues différences par rapport à la version précédente : couleurs des illustrations principalement.

Happy LFR !

mercredi 13 avril 2016

99. Refonte du site www.lightfeetrunning.com par tips02.fr

Le site www.lightfeetrunning.com a été refondu pour être plus convivial et surtout plus pratique: il est dorénavant par exemple possible de s'inscrire aux ateliers LFR directement via le site. D'autres nouveautés arriveront bientôt.

Cette refonte a été possible grâce à Pierre, coureur passionné, de la société www.tips02.fr. Un grand merci à son professionnalisme !

LFRment vôtre !

vendredi 15 janvier 2016

98. En ligne les 33 premières pages du livre "Courir Léger"


Vous avez accès aux 33 premières pages du livre "Courir Léger - Light Feet Running" en ligne gratuitement sur le site de l'éditeur : lanutrition.fr

Voici le lien : ICI


 

mercredi 13 janvier 2016

97. La foulée de Steve Spence à 53 ans

Steve Spence possède une longévité assez extraordinaire en course à pied. Il a notamment participé au marathon olympique des Jeux d'Atlanta il y a 23 ans (avec un record personnel sur marathon de 2h15).

Cela fait 40 ans qu'il est capable de courir un mile (1.650m) en 5 minutes, comme on le voit sur cette vidéo prise récemment à l'âge de 53 ans. 



L'âge force souvent à optimiser la biomécanique, à éviter au maximum les gestes inutiles, les mauvais appuis qui vous freinent. C'est à mon avis ce qu'on peut très bien comprendre en regardantde sa foulée. 

Il applique des règle simples reprises en large partie dans la méthode LFR Courir Léger :
- il pose son pied très près de son bassin (aucun overtriding),
- le pied se pose le plus horizontalement au sol possible,
- il lève assez peu le pied arrière compte tenu de sa vitesse,
- son pied ne va pas loin devant lui : il dépasse presqu'à peine l'aplomb de son genou ce qui est remarquable à cette vitesse,
- il utilise très bien ses bras.

Une bel exemple de biomécanique efficace !


















Happy LFR !

vendredi 27 novembre 2015

samedi 14 novembre 2015

94. En images le passage d'une foulée à l'attaque talon à une foulée médio-pied (LFR)

L'un des premiers lecteurs du livre m'a fait le plaisir de m'envoyer des images de sa foulée avant et après sa transition.

Cela m'a donné l'occasion de faire cette vidéo qui, je pense, permet de bien saisir les enjeux biomécaniques qu'a impliqué son changement foulée.



Il est important de saisir à quel point le passage d'une foulée à l'attaque talon à une foulée médio-pied/avant-pied implique des changements biomécaniques profonds qui vont bien au-delà de la seule zone du pied qui entre en contact avec le sol en premier: il s'agit de modifier profondément son schéma moteur et cela a même pour conséquence de changer réellement l'allure du coureur comme on peut très bien le voir sur la vidéo.

Happy LFR !

lundi 9 novembre 2015

93. Organisation de deux ateliers LFR à Lille Samedi prochain 14 novembre

J'organise, à Lille, deux ateliers LFR le samedi 14 novembre. Le premier aura lieu à 9h30 et le second à 14h.  

Le nombre de places étant limité, je vous invite à vous inscrire rapidement.

Pour s'inscrire, m'écrire à l'email : afbra@hotmail.com

Pour plus de renseignements sur les ateliers-conférences LFR, c'est : ICI 

Au plaisir de vous y rencontrer.

Happy LFR !

jeudi 15 octobre 2015

92. Course à pied et évolution

Pour se sensibiliser à la biomécanique, il est intéressant de mettre en perspective notre pratique actuelle de la course à pied avec l'évolution.

I) l'apparition de la course à pied

Après avoir maîtrisé la bipédie, nos ancêtres ont développé une faculté supplémentaire: la course. Cette faculté est très certainement apparue par le biais d'un processus de sélection naturelle. Ce sont ceux qui arrivaient à s'enfuir et qui n'étaient pas dévorés par les prédateurs qui, à force, ont du se reproduire plus que les autres pour finalement arriver à un bipède qui a réussi à courir sur ses deux jambes (faculté qu'aucun autre primate n'est capable de réaliser).

Ces bipèdes qui arrivaient à courir n'avaient pas réussi à le faire en développant une capacité à se recevoir sur leurs talons ou bien à lancer leur jambe loin devant eux. Non, au contraire, la particularité biomécanique majeure qu'ils avaient développée était des muscles fessiers beaucoup plus courts et puissants que chez les autres primates, qui allaient de pair avec une modification de la forme des os du bassin et une modification de l'anatomie du pied.

(source: http://www.hominides.com)

Grâce à cela, ce bipède, qui est notre ancêtre, a réussi à courir vite et à s'enfuir face aux prédateurs du fait en grande partie du mouvement de basculement de la jambe grâce à ce muscle fessier dont la fonction est d'étendre la jambe vers l'arrière (surtout pas vers l'avant).

A cela s'ajoutaient d'autres caractéristiques anatomiques particulièrement intéressantes pour la course à pied:
- la capacité d’emmagasiner une grande quantité d'énergie élastique dans le bas de la jambe et le pied.
- la forme du pied qui s'élargit sur l'avant (et donc sur la partie la plus distante de l'axe de la cheville).
- les caractéristiques de souplesse et d'adaptation de l'avant-pied avec le sol, limitant certainement le risque de foulure qui était certainement quasiment toujours fatal pour ces primates.

II) Une pratique extrêmement récente pour l'homme occidental moderne

Des millénaires s'écoulèrent et durant les siècles récents, les occidentaux ont totalement délaissé la course à pied. La pratique de la course à pied était réservée aux jeunes enfants (dans le domaine du jeu évidemment) et à quelque activité très ciblée (la guerre, voire éventuellement un peu la chasse, très vraisemblablement avant tout) et c'était tout.

Ce n'est que très récemment que les occidentaux se sont remis à courir à l'âge adulte. Ce mouvement date de quelques dizaines d'années. La pratique de l'athlétisme s'est développée doucement tout au long du 20ème siècle mais c'est tout récemment avec la mode du "jogging" que les occidentaux se sont réellement remis à courir en masse. Avant les années 80, personne dans les pays occidentaux développés ne courait sauf quelques passionnés d'athlétisme.

Durant tous ces derniers siècles, l'homme occidental a développé avant tout ses talents de marcheur et certainement pas ses talents de coureur: le fait de courir vite n'était certainement pas un critère de sélection naturelle: être un bon cavalier l'était certainement plus. Sans parler des femmes qui, elles, étaient quasi-totalement exclues de la pratique de la course à pied: c'est tout juste si nos grand-mères pratiquaient un peu la course en cours d'éducation physique. Ça n'allait certainement pas au delà.

De plus, depuis des millénaires, l'homme occidental a développé une morphologie pénalisante pour la course à pied par rapport à d'autres populations comme par exemple dans certaine partie de l'Afrique : le fait d'être grand, d'avoir le bas des cuisses musclées, des mollets larges, des muscles fessiers peu développés et aussi une capacité accrue à stocker les graisses pas seulement dans la partie abdominale mais aussi sur les bras et les jambes pour se protéger du froid (c'est une constatation d'ordre général; il existe bien entendu des exceptions).

Ce constat étant dressé, il était en fait tout à fait improbable que l'homme moderne se passionne pour la pratique de la course à pied. Il a réussi à le faire grâce à une innovation technologique majeure: la chaussure de course conçue par Nike dans les années 70 qui avait la particularité d'avoir un dispositif d'amortissement sous le talon. Cela a permis à l'adulte occidental moderne de se mettre courir sans pour autant devenir un réel coureur; grâce à de telles chaussures, il lui a été possible de se mettre à courir en utilisant beaucoup plus les caractéristiques du marcheur que du coureur. Par exemple, en se réceptionnant sur le talon, en lançant sa jambe vers l'avant, chose pour lesquelles notre corps n'est pas conçu pour courir.


 
C'est peut être la première fois dans l'évolution humaine où la technologie a permis à l'homme de pratiquer une activité d'une manière dont il n'est pas conçu pour. C'est tout à fait remarquable et exceptionnel. C'est un peu comme si l'homme avait su voler durant une période de son évolution et qu'à force de ne plus le faire, il avait perdu cette capacité et que plutôt que de réapprendre à voler, il avait créer l'avion pour cela.

Le problème est que cette technologie de la chaussure n'est pas encore arrivée à un stade satisfaisant en termes de performance et de blessures : d'abord, on constate que cette manière de courir amène encore à un taux de blessures extrêmement élevé (la course à pied est probablement le sport où l'on se blesse le plus, heureusement de manière souvent bénigne ; mais plus de la moitié des coureurs se blessent chaque année). On constate aussi que les coureurs les plus rapides délaissent cette biomécanique de la marche pour adopter une vraie biomécanique de course, qui elle met en valeur les réelles qualités de coureur liées à nos particularités anatomiques (fessiers, forme du pied, etc.).

III) La foulée médio-pied, un chef d’œuvre en péril ?

On peut très franchement se poser la question: que se passerait-il si la technologie des chaussures devenait suffisamment évoluée pour qu'un homme arrive à courir plus vite et se blessant pas ou très peu avec une biomécanique de marcheur ? Ne serait-ce pas là la mise à mort définitive de l'utilisation de nos capacités anatomiques et biomécaniques de coureur, et à terme, la disparition même de ces capacités de génération en génération. Une chaussure telle que l'ENKO s'inscrit totalement dans cette démarche(*).


L’appétence de l'être humain pour externaliser ses fonctions combinée à sa paresse naturelle et à la force du consumérisme feront très certainement que dès qu'une chaussure réellement performante sera mise sur le marché, les coureurs l'adopteront immédiatement. Quel coureur dirait non à une chaussure qui lui permettra de battre son record personnel sans se blesser même si cela implique une manière de courir qui est contraire à l'aboutissement de millions d'années d'évolution ? Certainement une infime minorité de coureurs.

La foulée médio-pied a donc du souci à se faire: elle ne tient qu'à un fil : le fait que les technologies développées par les fabricants de chaussure de course à pied soient encore trop imparfaites.

Maintenant, d'un point de vue philosophique, on pourra trouver évidemment regrettable que la technologie fasse disparaître une si belle qualité chez l'homme, fruit de millions d'années d'évolution, qui fait partie de notre patrimoine génétique et de notre spécificité par rapport aux autres primates. Et puis on peut espérer qu'il existera toujours quelques irréductibles qui préféreront toujours apprendre à courir.

L'avenir nous dira si la foulée médio-pied n'est plus qu'un chef d'oeuvre en péril.

(*) je cite cette chaussure à titre d'exemple sans porter aucun jugement sur son efficacité

jeudi 24 septembre 2015

91. Le planning des conférences-ateliers LFR du mois d'octobre

Les conférences-ateliers LFR continueront au mois d'octobre.

calendrier LFR automne 2015 v2 

Pour s'inscrire, écrire à : afbra@hotmail.com

Si vous êtes un club ou une association, il est possible d'organiser des sessions individualisées à d'autres horaires.

Pour plus d'informations sur ces ateliers : c'est ICI.

vendredi 11 septembre 2015

90. Tenue de deux ateliers LFR à Tours le 18 octobre

J'organise, à Tours, à l'invitation du club de triathlon SAS Tri 37, deux ateliers LFR le dimanche 18 octobre. Le premier aura lieu à 8h et le second à 11h.  

Le nombre de places étant limité, je vous invite à vous inscrire rapidement.

Pour s'inscrire, m'écrire à l'email : afbra@hotmail.com

Pour plus de renseignements sur les ateliers-conférences LFR, c'est : ICI 

Au plaisir de vous y rencontrer.

 

lundi 31 août 2015

89. Dates des ateliers-conférences Light Feet Running pour le mois de septembre

Que vous soyez coureur sur route, trailer ou bien triathlète de tout niveau et que vous cherchez à optimiser votre foulée ou tout simplement mieux comprendre la biomécanique en course à pied de manière simple et ludique, les ateliers-conférences LFR peuvent vous intéresser.

Organisés depuis le mois de mai dernier, ces ateliers continueront tous les mois de septembre chaque Samedi à Paris ; les 5, 12, 19 et 26 septembre.


Pour plus d'infos sur ces ateliers LFR, visitez le site www.lightfeetrunning.com

A bientôt j'espère lors d'un ces ateliers !

Happy LFR !

jeudi 30 juillet 2015

88. Poursuite des ateliers-conférences Light Feet Running à la rentrée à Paris

Les inscriptions sont ouvertes pour l’atelier-conférences LFR du samedi 29 août à Paris. 

Pour s’inscrire: écrire à : afbra@hotmail.com


Pour plus d’informations: http://www.lightfeetrunning.com/?page_id=92

Les ateliers continueront les week-ends en septembre et octobre à Paris. Les dates seront annoncées prochainement.

Bon été !

mardi 7 juillet 2015

87. Organisation d'un atelier LFR à Strasbourg le dimanche 26 juillet

Deux ateliers/conférences LFR seront organisés le dimanche 26 juillet à Strasbourg : un le matin et un l'après-midi, en association avec le club Vc Eckwersheim Triathlon.

Ces ateliers ont pour objet de présenter la théorie et la mise en pratique de la foulée médio-pied, telle que décrite dans le livre "Courir Léger - Light Feet Running".

Il dure environ 2h30 avec prise de vidéos en début et en fin d'atelier.

Pour plus d'informations et vous inscrire, m'écrire à : afbra@hotmail.com



mercredi 17 juin 2015

86. Les inscriptions pour les ateliers-conférences LFR du mois de juillet sont ouvertes

Si vous souhaitez vous initier ou vous perfectionner à la foulée Light Feet Running (LFR), des conférences-ateliers seront organisés les samedis 4, 18 et 25 juillet.

– le lieu sera soit au Bois de Boulogne (75), soit à Issy les Moulineaux (92): le lieu exact sera précisé quelques jours avant l'atelier-conférence directement aux participants.

– ces conférences-ateliers dureront autour de 2,5h à 3h (suivant le nombre de participants) et commenceront à 10h45 le samedi matin.

- utilisation importante des vidéos pour aider les coureurs à mieux se rendre compte de leur technique.

Pour plus d'infos: voir ICI
Pour vous inscrire, merci de me contacter par email : afbra@hotmail.com

lundi 11 mai 2015

85. La foulée talon plus économique que la foulée médio-pied ?

Un bon nombre de blogs et de sites ont relayé les conclusions de l'étude de Gruber et Umberger récemment parue sur les conséquences de la pose du pied sur l'économie de la foulée, avec, de manière générale, un titre plutôt affirmatif: du genre: "la foulée talon est plus économique que la foulée médio-pied".

Pour ceux qui veulent consulter cette étude (en anglais); voici le lien: ICI : "Economy and rate of carbohydrate oxidation during running with rearfoot and forefoot strike patterns", , , Published 15 July 2013.

Le sujet de fond est que faut-il entendre par "économie de course" ? Si on cherche à comparer les conséquences des techniques de foulée sur l'économie de course, il faut d'abord être précis et d'accord sur ce qu'il faut entendre par cette notion d'économie de course, le "Graal" des coureurs d'endurance !

L'étude en question limite la notion d'économie de course à la consommation d'oxygène. Or on peut objecter que rien ne démontre que ce critère soit pertinent, et surtout qu'à lui seul, il puisse permettre réellement de mesurer l'économie de course.

Le livre très récent de l'entraîneur américain Steve Magness intitulé "The Science of Running" explique en détails que la mesure de l'économie de course ne peut se résumer à la seule consommation d'oxygène. C'est une notion beaucoup plus complexe.

Magness cite plusieurs exemples qui viennent le démontrer: notamment:

- une étude menée sur des cyclistes et qui avait démontré, sur la base de la seule consommation d'oxygène qu'une faible cadence de pédalage augmentait l'économie de pédalage ; pourtant, on peut constater aisément que les cyclistes professionnels pédalent tous à des cadences élevées. Face à cette contradiction, les chercheurs, plutôt que de conseiller aux pros de baisser leur cadence, avaient reconsidéré leurs critères pour définir l'économie du pédalage et aboutir à l'idée que c'est le coût énergétique qui est beaucoup plus révélateur de l'économie du pédalage que la simple consommation d'oxygène et que tout compte fait, il faut mieux pédaler à haute cadence.

- une autre étude dans le domaine de course à pied avait montré que les coureurs qui réduisent leur taux d'oscillation verticale (en suivant les recommandations de la méthode américaine "Pose") voyaient leur économie de course se détériorer. Cette étude va à contre-sens de l'idée selon laquelle moins le coureur oscille verticalement, plus il est économique; elle viendrait donc plutôt montrer que le coureur qui oscille verticalement (dans une certaine mesure) est plus économique.

Si on reprend le protocole de l'étude de Gruber et Umberger en faisant courir une personne médio-pied pendant plusieurs minutes pour ensuite lui demander de passer sur une foulée talon, il se peut très bien que ce changement de biomécanique entraîne un certain relâchement musculaire de sa part (comme le dit l'étude: augmentation du temps de contact au sol, baisse de la cadence, légère augmentation de la longueur de la foulée) qui, lui même entraîne une légère baisse de sa fréquence cardiaque mesurée sur quelques minutes. Mais cela veut-il dire pour autant que le coureur devienne réellement plus économique ? et sur quelle durée ? Est-ce que sa fréquence cardiaque ne va pas réaugmenter ? Ne va-t-il pas être plus fatigué ? Avoir plus de douleurs articulaires ? Autant de questions que l'étude ne traite pas en se limitant à l'enregistrement de la fréquence cardiaque pendant quelques minutes. Autre point : l'étude commence en disant qu'à la même vitesse, tous les coureurs de l'étude (quelque soit leur foulée) ont la même consommation d'oxygène mais cela ne veut pas dire pour autant qu'ils ont tous exactement la même performance en termes d'économie de course. On ne peut donc pas assimiler totalement consommation d'oxygène et économie de course.

Il y aurait énormément d'autres choses à évoquer sur ce sujet si vaste qu'est la biomécanique et l'économie de la foulée. En particulier, ce qu'il faut entendre par "foulée talon" ; j'ai déjà expliqué dans ce blog que cette expression recouvrait deux réalités bien différentes: la "pose talon" et la franche "attaque talon" qui n'ont pas du tout les mêmes conséquences sur la foulée : on ne peut se limiter à distinguer les foulées sur le seul facteur de la zone du pied qui rentre en contact avec le sol en premier: en effet, la biomécanique de la foulée ne se résume pas à cela et cette zone du pied n'est que le "haut de l'iceberg" de la foulée. On peut observer chez des coureurs très rapides une première entrée en contact, un effleurement, avec le talon mais, pour autant, leur biomécanique est globalement beaucoup plus proche de la foulée médio-pied que des talonneurs. Là encore, la définition de chaque terme est très importante.

Comme il faut conclure ce billet, je dirais qu'on ne peut pas rejeter cette étude de Gruber et Umberger sur l'effet de la technique de la foulée sur l'économie de course mais la question de l'économie de course est une question particulièrement complexe, sur laquelle il est impossible de tirer des conclusions hâtives. Une chose est certaine à ce sujet : nous manquons encore clairement de données suffisantes pour être affirmatif. 

Bon LFR !



dimanche 3 mai 2015

84. Tenue du premier atelier-conférence "Courir léger - Light Feet Running" à Paris


Le 2 mai s'est tenu le premier atelier-conférence LFR à Paris.

J'était très heureux de cet atelier "Courir léger - Light Feet Running" d'hier avec des participants très sympathiques et de grande qualité. 

Au total, presque 3 heures de conseils théoriques et pratiques et des séquences filmées avant et après. 

En un laps de temps si réduit, de bonnes bases ont été posées ; c'était très frappant à écouter les foulées légères de chacun sur les derniers tours de piste. 

Pour les personnes que cela intéresse, les ateliers continueront de se tenir les samedis de mai et juin à Paris. 

Pour s'inscrire, me contacter par email: afbra@hotmail.com