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vendredi 11 mai 2018

110.L'importance du geste

"Au tir à l’arc, désirer atteindre la cible, c’est désirer ce qu’on a pas…
Désirer l’avenir, c’est ce qu’on appelle une espérance, donc une peur.
Comme le dit Spinoza, il n’y a pas d’espoir sans crainte, ni de crainte sans espoir…
Désirer ce que l’on a pas, c’est se séparer du bonheur.
Le sage ne veut pas atteindre la cible mais seulement la viser bien. Il fait ce qu’il désire et désire ce qu’il fait. Il est heureux. C’est ainsi qu’il atteint un poux en plein cœur selon les textes taoistes. Le sage désire ce qui dépend de lui, désire ce qu’il fait. Ce n’est plus une espérance, c’est une volonté, c’est une action !
Ce qui compte, ce n’est pas le résultat de l’acte (le skopos), mais l’acte lui-même (le telos)"
(André COMTE-SPONVILLE, philosophe)

Ce très beau texte de ce philosophie peut tout à fait s’appliquer à la course à pied et en particulier au LFR.

Cette technique se focalise sur la maîtrise du geste. En se concentrant sur son geste, le coureur est tel l’archer japonais, qui plutôt qu’être obnubilé par la cible, se concentre sur ce qu’il contrôle, c’est à dire son geste.

Si on se focalise sur les éléments extérieurs (par exemple, les conditions de course, les concurrents, la météo ou votre objectif chrono…), c’est souvent le meilleur moyen de perdre ses moyens et de ne pas atteindre son potentiel et « rater sa cible ».

Sans avoir à forcément s’inspirer de philosophie ou de concepts japonisants, c’est un conseil largement pratiqué par les athlètes de haut niveau que de se concentrer sur leur technique : je me rappelle, par exemple, l’interview d’un grand champion qui, regrettait après le championnat du monde de triathlon longue distance, de ne pas être resté suffisamment concentré sur sa technique durant toute la course (et il ne parlait pas que de la natation – sport éminemment technique – mais aussi des deux autres sports (vélo et course à pied), d’où évidemment aussi l’intérêt d’avoir un bon bagage technique. A première vue, on aurait pu penser que son esprit devrait plutôt rester concentré sur son objectif de temps ou de classement et non pas à sa technique qu’en tant que champion, il devait forcément maîtriser parfaitement après toutes ces années d’entraînement qui l’avaient amené à un tel niveau.

Plus prosaïquement, j’ai pu constater que les coureurs qui étaient obnubilés par bien poser leur pied médio-pied (comme le tireur à l’arc qui ne pense qu’à une chose, toucher le centre de la cible) avaient tendance à passer à côté de leur foulée : leur geste n’était alors pas naturel et certains avaient même tendance à se plaindre de douleurs du fait des contractions musculaires qu’ils s’obligeaient à faire pour éviter à leur pied de se poser autrement que sur l’avant.

Quand on leur explique qu’ils devraient avant tout se concentrer sur leur geste, le plus souvent, leur pose de pied et leur foulée se mettent en place tout naturellement; ils se relâchent et leurs douleurs disparaissent.

Bonne course !

PS; si vous googlez « telos » et « skopos », vous trouverez quantité d’articles qui développent cette même idée dans de nombreux domaines.

Billet également publié sur www.lightfeetrunning.com

jeudi 17 novembre 2016

107. Test de capteurs biomécaniques : Le Runscribe

Plusieurs objets connectés sont en train d'arriver sur le marché qui fournissent des systèmes de mesure biomécanique de plus en plus complexe.

J'ai pu en acheter et tester récemment trois : le Runscribe (dernière génération), le Zoi Run et le Milestone Pod (première génération) dont je vais faire un compte-rendu dans trois articles.


Voici le premier test :

Le Runscribe :

Il s'agit du système le plus onéreux (environ 250 USD). Il est composé de deux capteurs au poids négligeable qui se fixent soit sur les lacets, soit à l'arrière de chaque chaussure. Fixés sur les lacets, les capteurs tiennent parfaitement (sans risque de les perdre).
 
les capteurs (pod) placés sur les lacets

Ils se mettent en marche automatiquement dès que vous courez. Il vous suffit, après avoir couru, de récupérer les données enregistrées par l'intermédiaire de votre smartphone ou tablette (via bluetooth).

Vous pouvez assigner une couleur spécifique à chaque pod (témoin lumineux) ce qui vous permet de savoir très facilement lequel correspond à quel pied (par exemple: vert pour le pied gauche et bleu pour le pied droit). Vous avez un choix de quatre couleurs différentes pour cela.

Après 1 mois d'utilisation, j'ai constaté que le système fonctionne très bien : je n'ai noté aucun problème de connexion. Les batteries tiennent très bien la charge (tenant facilement plusieurs sorties). les capteurs sont facilement et rapidement rechargeables grâce à un accessoire vendu avec le dispositif qui se connecte sur le port USB d'un ordinateur.

Il est très facile de passer les capteurs d'une paire à chaussure à une autre.

Le transfert des données se fait très facilement après chaque sortie : le transfert n'est pas extrêmement rapide (plusieurs minutes parfois, certainement dû au volume des données transférées) et varie donc suivant la longueur de la sortie.

Les données enregistrées sont principalement :
- la cadence,
- la durée,
- la distance, (à noter qu'elle est très fiable),
- la pose de pied (avant pied / médio-pied / talon),
- le temps de contact du pied au sol,
- la symétrie de la foulée,
- les chocs par 3 données: une mesure globale des chocs, une mesure de la force d'impact, une mesure de la force de freinage;
- la pronation : angle de pronation et vitesse maximale de pronation;
- un indicateur global d'efficacité de course (3 niveaux : low / medium / high)
- un indicateur global d'absorption des chocs (3 niveaux : low / medium / high)

L'ergonomie et le look de la présentation des indicateurs est plutôt bien faite (voir photo): sur le smartphone, les données sont plus succinctes que celles affichées sur l'ordinateur. Par l’intermédiaire du site runscribe, vous avez accès à toutes vos données. Pour le moment, ces données ne sont pas exportables et c'est fort dommage: une exportation via Excel par exemple permettrait de réaliser facilement des tableaux de synthèse qui seraient fort utiles. Il serait aussi intéressant de pouvoir importer les données dans d'autres logiciels du type carnet d'entraînement.



On peut noter les points ergonomiques suivants que je trouve très positifs :
- le fait d'avoir les informations pour chaque pied (ce qui n'est pas le cas du Zoi Run et du Milestone);
- la possibilité de visualiser les indicateurs par des courbes ;
- la possibilité de superposer les courbes ;
- la possibilité de comparer plusieurs sorties ;
- la possibilité de classer les sorties suivant la chaussure utilisée, le type de sortie et le type de terrain : ainsi, il est facile de comparer sur plusieurs sorties la conséquence d'un type de chaussure par rapport à un autre sur votre foulée (plus de pronation...changement de pose de pied...asymétrie) ;
- la possibilité d'enregistrer les blessures ressenties à chaque sortie ;
- la faculté de renseigner chaque sortie en y insérant un titre et des commentaires longs (par exemple décrivant votre ressenti, votre technique....) : c'est très pratique quand on veut s'y retrouver dans l'historique des sorties.

Le produit est donc bien abouti et sa qualité de fabrication très bonne (c'est déjà la seconde génération du produit).

Le produit n'enregistre toutefois pas quatre indicateurs biomécaniques qui sont intéressants pour le coureur :
- la puissance (pour le moment, il semble que seul Stryd le permette)(*) ;
- l'oscillation verticale ;
- l'oscillation horizontale ;
- l'oscillation latérale.

Les points plus négatifs :

Je ne peux pas vous cacher que je suis assez désappointé par ce produit après plusieurs semaines d'utilisation car au première abord, il semblait être le plus abouti des trois testés.

En effet :

- le niveau d'exactitude de la mesure des chocs semble un peu laisser à désirer : le fabricant ne donne pas d'informations pertinentes à ce sujet mais, d'après les informations que j'ai pu lire, la marge d'erreur serait de plus de 20% voire même 25% entre les mesures de Runscribe et les mesures enregistrées en labos sur un vrai tapis de course à enregistreur de chocs (je mets l'information au conditionnel et si des lecteurs ont des infos sur le sujet qu'ils n'hésitent pas à commenter). On peut objecter que peu importe la valeur absolue, ce qui est important est l'évolution de cette valeur pour un même coureur. Ainsi le coureur peut suivre ses progrès au fur et à mesure de ses sorties. L'argument semble recevable dans une certaine limite car il faut tout de même de les indicateurs soient fiables. En plus, les unités affichées n'ont pas de rapport en tant que tel avec la réalité : les chocs verticaux s'affichent en G (mais il ne s'agit pas, contrairement à ce qu'on pourrait penser, d'une unité correspondant au poids du corps) car avec Runscribe un score bas en terme d'impact se situe autour de 7 à 8G (alors que jamais un coureur n'encaisse 7 à 8 fois le poids de son corps en courant). Il serait plus parlant pour le coureur d'avoir une mesure correspondant plus à la réalité.

- les courbes affichées sont frustrantes car elles ne semblent pas corroborées les données enregistrées: ainsi, si vous visualisez la courbe de vitesse pour une sortie, elle n'atteint jamais la vitesse maximum indiquée ce qui semble plutôt incompréhensible.

- les comparaisons entre les sorties se font au travers de l'affichage de courbe : il serait utile de pouvoir aussi le faire en affichant les moyennes enregistrées par exemple plutôt que des courbes.

- la fiabilité des données de pose de pied et d'impact me semblent très discutables : pour avoir tester les capteurs, avec différentes foulées et avec différentes chaussures, il n'est vraiment pas aisé de trouver une réelle cohérence entre les données d'une chaussure à l'autre.  On a beau se creuser la tête et analyser les courbes : il est difficile d'en tirer des conclusions réellement utiles au delà d'une conclusion assez brute : à ce titre, les mesures de Runscribe confirment que plus la chaussure est minimaliste et moins la force d'impact est élevée.  Cette difficulté de finesse d'analyse ne vient pas tant des capteurs que de la présentation des données qui sont franchement très (trop?) brutes. Si ce type de produit veut s'adresser au grand public, il serait nécessaire de repenser et réorganiser la présentation des données pour les simplifier et les préanalyser (à l'exemple par exemple du Zoi Run ou du Milestone Pod).

- les indices de comparaison (efficacité et choc) semblent trop basiques et se basent sur les indices enregistrées par la communauté globale des coureurs utilisant Runscribe: le concept semble très intéressant en soi mais au final, il aboutit à des conclusions basiques ; par exemple, l'efficacité de la foulée est basée sur la vitesse avant tout ; par exemple, si vous avez une efficacité moyenne lors d'une sortie, si vous ajoutez de la distance à votre sortie (ce qui est possible et très utile pour ajuster le Runscribe à votre montre GPS), l'indice d'efficacité fait immédiatement un bond. Cela semble un peu trop simpliste. Il serait intéressant, à mon avis, par exemple, d'affiner ces indices pour tenir compte par exemple d'autres données, par exemple, du poids et de l'âge du coureur ou encore mieux de son type de foulée.

Ma conclusion personnelle :

Runscribe est un produit intéressant et indéniablement bien fait tant en termes de hardware que de software et d'ergonomie, mais qui, à mon avis, est trop complexe à utiliser pour un coureur récréatif et qui se positionne relativement cher, manque d'un traitement des données rendant les indicateurs plus conviviaux et réellement pertinents.

Il existe d'autres produits qui me semblent ainsi plus accessibles au commun des coureurs avec des indicateurs plus utiles et plus faciles d'accès et qui sont moins chers (voir les tests du Zoi Run et du Milestone Pod à suivre).

Runscribe est-il un produit utile aux entraîneurs ou aux praticiens de la santé (médecins du sport, kinés, podologues, etc.) ? L'immense avantage de Runscribe est de permettre des mesures biomécaniques semble-t-il pointues en condition naturelle et donc en dehors d'un tapis de course, lieu habituel de mesures par ces praticiens.

Runscribe permet de comparer aussi les coureurs entre eux, ce qui peut être intéressant pour un entraîneur. Il permet aussi d'avoir un feed-back sur l'évolution d'un coureur au fil de ses sorties mais il faut pour cela avoir des connaissances d'analyse plutôt fines.

Pour les podologues, il se peut que les indices de pronation soient utiles pour comparer par exemple les conséquences de tel ou tel modèle de chaussures ou de semelles en conditions réelles. A priori, les podologues possèdent déjà des outils de mesure dans leur cabinet. L'intérêt est de voir l'évolution de ces paramètres en conditions réelles sur plusieurs sorties.Un coureur n'a pas forcément la même pose de pied sur un tapis roulant en cabinet et après avoir couru plusieurs heures sur différents terrains. Le suivi des courbes permet donc de voir l'évolution de ces paramètres dans les conditions réelles de course ou d'entraînement et l'influence de la fatigue sur la détérioration de la pose de pied (là encore, si des podologues ont un avis sur la question, qu'ils n'hésitent pas à commenter).

Pour ceux qui l'ont acheté, il faut garder espoir que Runscribe fasse évoluer son logiciel dans le futur pour rendre ce produit plus utile qu'aujourd'hui et accessible à un plus grand nombre de coureurs.

Runscribe a décidé récemment de mettre en vente le module seul pour permettre à des sociétés de s'en servir pour développer des applications (sportives notamment). Nous verrons ce que cela donne, notamment en running.

(*) Concernant la puissance, on attend les semelles Tiemppo que devrait sortir prochainement la start-up française Feetme et qui devraient intégrer un capteur de puissance très précis et bien supérieur au Stryd (aux dires de ses dirigeants).













dimanche 15 mai 2016

101. Modifier sa foulée vers moins de talon : 3 erreurs courantes à éviter

Voilà maintenant plusieurs années que le LFR se consacre à aider les coureurs à modifier leur foulée pour adopter de meilleures pratiques biomécaniques. Dans ce cadre, LFR organise, depuis plus d'un an, des ateliers exclusivement consacrer à aider les coureurs à modifier leur foulée. Il est donc possible de faire un retour d'expérience et identifier les erreurs parmi les plus courantes :

1. Tout, tout de suite !

C'est assez évident mais changer sa foulée prend du temps. Ce temps de transition est très variable et varie beaucoup d'un individu à l'autre. Les facteurs principaux qui influencent la durée de cette transition sont les prédispositions naturelles, les qualités athlétiques et la discipline. Généralement, il varie de 2 à 6 mois.

Modifier sa foulée implique deux adaptations  : la première est l'acquisition d'un nouveau geste (schéma moteur): le coureur doit apprendre à ne plus mouvoir sa jambe et plus globalement son corps, comme il le faisait par le passé. Cela demande un certain temps d'apprentissage. L'autre adaptation est de l'ordre tendineux et musculaire ; les muscles du coureur vont être sollicités différemment : en particulier, si la technique est optimale, les muscles postérieurs de sa jambe vont  beaucoup plus travailler qu'avant. Le temps d'adaptation est plus long pour les tendons que pour les muscles. Forcer trop rapidement le changement de foulée peut donc générer beaucoup de contraintes sur le corps du coureur. Le coureur doit ainsi veiller à ne pas violenter son corps (et il devra éviter les séances trop intenses en début de transition ou l'accroissement trop rapide de la durée de ses sorties). Avec du bon sens et une progressivité raisonnable, la transition pourra se faire très agréablement et sans traumatismes.

2. Être obnubilé par une seule chose : l'endroit du pied qui touche le sol en premier et ne pas modifier globalement sa biomécanique

Beaucoup de coureurs viennent me voir en se focalisant sur l'endroit du pied qui touche le sol en premier : ils ont lu ou compris qu'il était préférable que le talon ne touche pas le sol en premier. C'est malheureusement le plus souvent prendre le problème à l'envers ou "par le petit bout de la lorgnette".

C'est le geste qui est important avant tout : si le geste est bien réalisé et que la chaussure est adaptée, alors seulement dans ce cas, le pied viendra se poser non pas sur le talon mais sur l'avant-pied (ou son synonyme le médio-pied). Si au contraire, le coureur ne fait que modifier l'inclinaison de sa cheville pour éviter que son talon ne touche le sol en premier, alors, dans ce cas, les effets risquent d'être désastreux et sa foulée inefficace. Le dénivelé de la chaussure joue un rôle important : c'est seulement à partir de 6mm de drop (environ) qu'elle permettra au coureur de toucher le sol l'avant-pied en premier, sans qu'il y a ait à forcer ou contracter sa cheville et son mollet pour cela. Au delà, il est tout à fait normal que le talon entre en contact avec le sol en premier (c'est d'ailleurs ce qu'on observe chez les meilleurs coureurs). Pour autant, cela ne signifie qu'ils ont une attaque talon similaire à celles des coureurs qui ne possèdent pas une technique correcte en course à pied.

3. Demander trop aux mollets

Un certain nombre de coureurs craignent pour leurs mollets quand ils veulent changer de foulée : il est vrai qu'en foulée médio-pied, le mollet travaille plus dans un mouvement excentrique (il s'étire plus à chaque pose de pied). Normalement, comme il s'agit d'un travail excentrique, le temps d'adaptation du mollet sera assez court : quelques sorties tout au plus. Cela est confirmé très régulièrement par les pratiquants du LFR. 

Il ne faut pas demander à ses mollets en revanche un travail concentrique qui reviendrait à pousser avec les mollets : vous aurez certainement remarqué la finesse des mollets des meilleurs marathoniens ; la propulsion en course à pied ne doit pas venir des mollets (sauf si vous souhaitez avoir de gros mollets). Pour éviter cela, c'est très simple : il faut apprendre à utiliser d'autres groupes musculaires qui sont, eux, fait pour cela : principalement les muscles fessiers. C'est en apprenant à tirer la propulsion de son bassin que le coureur à pied soulagera énormément les mollets qui pourront ainsi être relâchés et détendus.



La méthode LFR (Courir léger - Light Feet Running) consiste justement à faire prendre conscience aux coureurs de tous ces choix et à lui apprendre à mieux utiliser tout son corps pour avoir une foulée plus efficiente, harmonieuse et athlétique.

Le livre Courir Léger - Light Feet Running est disponible en librairies et sur amazon (Editions Amphora). Pour plus d'informations sur les ateliers, visitez le site www.lightfeetrunning.com.

Happy LFR !



dimanche 3 mai 2015

84. Tenue du premier atelier-conférence "Courir léger - Light Feet Running" à Paris


Le 2 mai s'est tenu le premier atelier-conférence LFR à Paris.

J'était très heureux de cet atelier "Courir léger - Light Feet Running" d'hier avec des participants très sympathiques et de grande qualité. 

Au total, presque 3 heures de conseils théoriques et pratiques et des séquences filmées avant et après. 

En un laps de temps si réduit, de bonnes bases ont été posées ; c'était très frappant à écouter les foulées légères de chacun sur les derniers tours de piste. 

Pour les personnes que cela intéresse, les ateliers continueront de se tenir les samedis de mai et juin à Paris. 

Pour s'inscrire, me contacter par email: afbra@hotmail.com

lundi 13 octobre 2014

71. Courir, échanger avec avec d'autres coureurs Light Feet Running près de chez vous

Vous cherchez à contacter autour de vous des coureurs qui pratiquent la foulée LIGHT FEET RUNNING: voici la liste des coureurs référents: Elle sera mis à jour au fur et à mesure et figurera dans la colonne droite du blog.


Ces personnes ne sont pas des coachs. Ce sont juste des coureurs volontaires pour partager leur expérience de la mise en pratique de la foulée médio-pied, telle que préconisée dans le livre "Courir Léger - Light Feet Running".


1. Nord (Lille): Thomas BERTHIER : email : thomas@kouglof.net / son blog: http://totokoug.over-blog.com

2. Bas-Rhin (Sélestat): Virginie ETTLINGER : ; Facebook: Nie Ettlinger : email : nie.ettlinger@gmail.com

3. Essonne (Palaiseau): Sergio SILVIA : email: chilvaos@gmail.com

4. Corse (Ajaccio): - Fred BUSSIERE : email : sky2a@orange.fr
                                - Donia FABIANI : email : scud24@hotmail.fr

5. Hauts-de-Seine (Sèvres): Richard COFFRE. Facebook: Richard Coffre: email : ledisciple@gmail.com

6. Haut-Rhin (Blodelsheim): Olivier TOOROP: Facebook: Olivier Toorop: email : glubutz@free.fr

7. Indre (Châteauroux) : Vincent LUNEAU : email : famille-luneau@hotmail.fr

8. Seine St Denis (Montreuil) : Richard THIBAUD : email : thibaud.richard@hotmail.fr

9. Oise (Compiègne) : KREUL : email : kreulvin@hotmail.com

Belgique : (Libin): Julien DEOM : email : juliendeom@gmail.com 

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Les coureurs qui ont mis en pratique les conseils du livre et qui souhaitent devenir coureur référent peuvent me contacter: afbra@hotmail.com : c'est totalement gratuit, sans aucun engagement, non rémunéré.

S. Séhel
Auteur de "Courir léger - Light Feet Running" et "Le Guide du Crawl Moderne"

dimanche 23 mars 2014

59. Transition vers la foulée médio-pied : avant / après (1)

Voilà maintenant plusieurs mois que l'ebook Courir Léger - Light Feet Running est sorti, et j'ai le plaisir d'avoir des retours de lecteurs sur la mise en pratique.

Voici un premier exemple d'effet flagrant sur la chaussure, après 5 mois de mise en pratique des principes exposés dans le livre et donc d'un passage à une biomécanique médio-pied: on peut comparer les zones d'usure entre la Mizuno (avant) et La Merrell (après):









Merci beaucoup à ce lecteur pour ses photos !

vendredi 11 octobre 2013

50. la mise en oeuvre d'une foulée médio-pied bien réalisée (témoignage de lecteur)

Voici sur les clichés suivants l'avant et l'après d'un travail d'optimisation de la foulée pour passer d'une foulée plutôt marquée attaque talon et sans réelle structure sérieuse d'un point de vue biomécanique à une foulée médio-pied bien réalisée: les clichés ont été pris à plusieurs mois d'intervalles mais à vitesse à peu près égale.

Avant :

  Après :










On observe un changement radical de posture qui entraîne aussi un travail différent des groupes musculaires : voici en synthèse les différents changements positifs entraînés par la mise en place d'une telle foulée:


Au final, ce coureur expérimenté a pu ressentir une réelle amélioration de sa pratique en course à pied. Il m'écrit: "(ce changement de foulée) m'a occasionné aucune blessure.  Au contraire, c'est le changement de foulèe qui a éliminé les blessures.  J'ai couru plus de 300Km en août suivant un programme d'entrainement typique (intervalles rapides, longues sorties lentes, etc.) en préparation d'un demi en septembre et j'ai été et je suis toujours surpris de voir que même si je courais 6 jours par semaine, jamais je n'ai ressenti un indice qui aurait pu laisser entrevoir des blessures à venir.  

Je dirais même que c'est le changement de posture qui m'a guéri.  Après ma blessure, je m'en suis remis aux experts et j'ai fait des sessions de physio, chiro, massage ART, etc. et bien que ça pouvait faire un peu de bien pour un jour ou deux, la douleur revenait dès que je recommençais à courir.  C'est là que j'ai réalisé que je devais m'attaquer à la cause et non aux symptômes en travaillant sur la posture et ma foulée avant toute chose."  

Merci à lui pour ce témoignage et excellente continuation !





mercredi 11 septembre 2013

Retour d'expérience de lecteurs (1)

La première version du livre "Courir léger - Light Feet Running" ayant été mis en ligne il y a plusieurs mois, je mettrai en ligne le retour d'expérience de lecteurs. En voici un premier exemple:

Etes-vous débutant en course à pied? Sinon depuis quand courez-vous ?

Je pratique la course à pied de façon régulière depuis mon adolescence, cela fait donc environ 20 ans (j’ai 46 ans). Celle-ci a toutefois évoluée au fil du temps. Il s’agissait plutôt d’une activité de complément à d’autres sports au début. En 2000 elle est devenu mon activité sportive principale jusqu’en 2008 (marathons, semi, 10 km,…). Depuis 2008 elle est une des composantes de mon sport principal, le triathlon, principalement sur longue distance (ironman).  

Etes-vous débutant en foulée médio de pied ? sinon depuis quand courez-vous comme cela ?

A vrai dire je pensais l’être mais en mettant en pratique vos conseils et surtout grâce à la vidéo je me suis rendu compte que j’avais effectivement une foulée milieu de pied.  

Comment qualiferiez-vous : coureur à pied non compétiteur, coureur à pied compétiteur, trailer, triathlète, coach ?

Je suis triathlète compétiteur et occasionnellement coureur à pied et trailer. Je suis un homme âgé de 46 ans. 

Avez-vous mis en pratique les conseils de ce livre: 

Oui, j’ai immédiatement mis en pratique après lecture et j’en ai tiré beaucoup d’enseignements. En premier lieu, la compréhension de mon mouvement (j’adore la technique sportive). En second lieu, l’amélioration de ma technique car si je courrais déjà avec une foulée milieu de pied, en comprenant mieux les différentes phases de ma foulée j’ai pu optimiser différents aspects (notamment le travail ischios, fessiers et le mouvement du haut du corps). Je dois cependant reconnaître que changer sa façon de courir n’est pas évident. Les quelques améliorations techniques que j’ai cherché à introduire dans ma foulée m’ont déjà semblé difficiles alors j’imagine ce que cela doit être pour quelqu’un cherchant à passer d’une foulée coureur-marcheur à une foulée milieu de pied. En tout état de cause il me paraît primordial, pour commencer, de se faire filmer pour mieux percevoir sa façon de courir, chose qui n’est pas évidente sans cela.

Avez-vous ressenti une amélioration en mettant en pratique les principes prescrits pas le livre ?

Oui

Merci !