lundi 4 novembre 2019

Remise de 50% sur le ebook "Courir Léger - Light Feet Running"

ATTENTION : PROMOTION ! REMISE DE 50% !


J'ai le plaisir de vous informer que l'ebook "Courir léger" est en promotion du 04/11/2019 au 01/12/2019 à 5.99 € au lieu de 11.99 € (dites merci à mon éditeur 😉 )

Cette offre est uniquement disponible sur les sites suivants:

A partager pour en faire profiter vos ami(e)s !



mercredi 2 octobre 2019

La technique en course à pied: Conférence gratuite à UCCLE le 4 octobre

Nous animerons, à l'invitation du magasin TRAKKS, une conférence consacrée à la technique en course à pied . Nous évoquerons les points clés de la technique et échangerons les questions/réponses les plus courantes sur le sujet.

La conférence est gratuite. Il est recommandé de s'inscrire en ligne sur le site de TRAKKS www.trakks.be.



mercredi 28 novembre 2018

Dernière minute; il reste des places pour l'atelier LFR de Samedi à Paris (Ouest)

Il reste des places pour l'atelier Light Feet Running qui aura lieu ce samedi 1er décembre à  Paris.

Voici les dates des conférences/ateliers Light Feet Running (LFR) qui auront lieu au mois de décembre à Paris, Lille et Nantes :


La ligne directrice des ateliers LFR de Niveau 1 (initiation) est « Sensations » ; ils vous permettent de poser toutes les bases d’une foulée naturelle, la foulée LFR, en l’abordant au niveau théorique mais aussi avant tout au niveau pratique grâce à une foultitude de conseils et d’exercices pratiques complémentaires du livre « Courir Léger »: Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le livre pour participer à un atelier (bien que cela soit largement recommandé).

Les ateliers durent une demi-journée. Ils ne demandent pas une condition physique particulière, étant précisé qu’il est déconseillé d’y participer si l’on est blessé.

Le contenu des ateliers de niveau 1:
  1. explications de la théorie de la foulée (environ 45′),
  2. première vidéo des coureurs et analyses de leurs foulées en début d’atelier
  3. conseils et exercices de mise en pratique: les exercices demandent juste une bonne condition physique ; ils ne sont ni longs, ni très intenses.
  4. seconde vidéo des coureurs et analyses de leurs foulées en fin d’atelier.
  5. debriefing / questions- réponses et dernières recommandations
Le nombre de places est limité à 10 participants.

Les ateliers de suivi progression (ou niveau 2) s'adressent aux coureurs qui maîtrisent déjà les bases de la foulée médio-pied (telles que recommandées par le livre Courir Léger - Light Feet Running) et qui la plupart du temps ont déjà fait un atelier de niveau 1 depuis plusieurs mois. 

Le tarif d’un atelier est de 50€ par participant (et 90€ par couple).

Pour plus de renseignements et inscription, rendez-vous sur le site www.lightfeetrunning.com (cliquez sur le lien ICI).

jeudi 25 octobre 2018

La pose talon des coureurs élites : explication par l'exemple en vidéo

Dans cette vidéo, on a essayé d'expliquer le plus simplement possible la raison pour laquelle et aussi la manière dont certains coureurs élites posent leur pied.

Sauf cas extrêmes, tous ces coureurs appliquent une technique très proche, dont énormément de principes sont d'ailleurs décrits dans le livre "Courir Léger". 

Bien entendu, des différences existent entre eux. 

Pourtant comme le montre cette vidéo, entre deux coureurs élites dont un "talonne" plus que l'autre (les guillemets s'expliquent par tout ce qui est dit dans la vidéo), la technique est bien plus identique que celle d'autres coureurs talonneurs.

Je préfère parler de "pose talon" en opposition à l'attaque talon; certains kinés préfèrent l'expression attaque talon proprioceptive. L'important, c'est que l'appui sur le talon soit extrêmement réduit, le pied venant quasiment se poser à plat et passant très vite sur le médio-pied, au contraire de "l'attaque talon" où le coureur vient prendre appui sur son talon, le tibia généralement encore penché vers l'arrière. 

Ces différences ont une grande importance sur les impacts ressentis par le coureur et aussi bien sûr sur l'effet plus moins freinateur de la foulée.

Bon visionnage !

https://youtu.be/o7jK7d4T8O0

lundi 24 septembre 2018

Comment optimiser sa foulée en côte


Monter efficacement les côtes en courant n’est pas chose aisée et cela peut créer une certaine appréhension chez le coureur et beaucoup de souffrance. Voici quelques conseils pour mieux gérer les montées longues et à fort dénivelé:

Utiliser vos bras : quelque soit la longueur de la côte, vous aurez tout intérêt à tirer sur ses bras; c’est à dire de faire un effort pour amener votre coude derrière votre buste. Cela permet de mieux engager les muscles situés autour du bassin et d’avoir plus de force et puissance en évitant aussi de pousser trop avec ses mollets.

Respirer par le ventre : il est important de bien s’oxygéner en côte; en respirant par le ventre, le coureur va aborder l’effort en côte avec plus de constance, de relâchement et même de sérénité. On souffre moins quand on respire par le ventre.

Penser à ramener vite son genou devant soi plutôt que de chercher à pousser fort avec sa jambe: c’est particulièrement vrai sur les côtes longues. Pousser fort avec sa jambe va demander beaucoup d’effort et rendra plus difficile la gestion de l’effort sur des côtes longues. Pour tenir la distance, on aura plutôt intérêt à amener son genou rapidement devant soi pour garder une bonne cadence même si la foulée est un peu plus courte. Le fait de tirer les bras vers l’arrière permettra justement de ne pas raccourcir trop sa foulée. Laisser traîner son pied derrière soi n’est pas optimal en terme de gravité. Le coureur aura tout intérêt à ramener sa jambe assez vite devant lui pour tirer au mieux parti de la gravité.

Poser son pied médio-pied; généralement, il est difficile de talonner en montée mais il est tout de même utile de rappeler qu’une pose de pied du type talon + déroulé jusqu’à la pointe fonctionnera mal et ne sera pas du tout optimal en montée.

Garder une posture rectiligne en ouvrant bien la poitrine. Eviter de vous vouter en vous mettant à regarder vos pieds.
Bonnes côtes !

vendredi 21 septembre 2018

Biomécanique et esthétisme

C'est assez singulier mais quand vous commencez à expliquer certaines bonnes pratiques biomécaniques en sport (et en particulier en course à pied et en natation, deux domaines que je connais un peu...), il y a souvent une personne qui vient vous opposer le style d'un champion qui est soit peu esthétique, soit en dehors des normes académiques, soit les deux.

Ces exemples sont marginaux mais étant des singularités, ils marquent évidemment les esprits : on peut citer Zatopek et son style tout en souffrance, Paul Radcliffe et son dodeilnement de la tête, Haile Gebreselassie et ses bras asymétriques, la nageuse Janet Evans et ses bras en moulin à vent...etc.

 
Maintenant, en quoi les exemples que je viens de citer viennent contredire les principes biomécaniques des sports concernés ? En aucune manière ! On a tendance à confondre efficacité biomécanique et esthétisme : l'esthétisme implique généralement la symétrie parfaite et une certaine grâce. Or ni la symétrie parfaite, ni la grâce n'ont de valeur biomécanique.

Si les champions que j'ai cités ont eu les performances de si haut niveau qu'on leur connait c'est évidemment et avant tout car ils avaient une biomécanique efficiente. L'efficience biomécanique implique d'optimiser sa biomécanique au mieux de ses capacités anatomiques en fonction des contraintes physiques et biologiques  ! Maintenant si le résultat n'est pas « beau » à regarder, cela n'a aucune importance et surtout en remet pas en cause la nécessité d'apprendre la technique. Si on prend l'exemple de Janet Evans, elle avait un tout petit gabarit : il fallait donc qu'elle compense son manque de force et d'envergure par une haute fréquence de bras. Cette haute fréquence de bras l'a amené intuitivement à nager bras tendus (car à partir d'une certaine cadence de bras, il devient plus difficile de plier le coude lors du retour aérien). A côté de cela, Janet respectait des principes fondamentaux comme maintenir une position horizontale dans l'eau ou réaliser des appuis perpendiculaires sous l'eau et même son hochement de tête peut s'expliquer du fait de ces contraintes et particularités physiques : jeune nageuse, elle nageait déjà comme cela lorsque son entraîneur qui la conduisit à ses records du monde commença à l'entraîner : il essaya de lui faire corriger son style mais s'aperçut vite que cela ne lui apportait rien ; il la laissa donc faire avec son style si caractéristique.


Cela signifie que le geste parfait qui s'appliquerait à tous n'existe pas : dans l'un des chapitres du « guide du crawl moderne », j'ai repris la description faite par un champion de natation du geste parfait ; tout le texte est écrit à la première personne car le geste parfait est propre à chacun. Chaque coureur doit composer avec les lois physiques et ses propres capacités physiques. Pour cela, l'idéal est d'apprendre les fondamentaux de la technique puis de personnaliser sa technique une fois cette technique acquise, sans vouloir s'affranchir de ses particularités physiques. L'entraîneur de Gebreselassie lui a demandé d'avoir un geste de bras plus symétrique et il n'y est jamais arrivé. Certains éléments d'un geste peuvent être changés et d'autre non. Cela fait partie de la connaissance de soi. Il faut apprendre à personnaliser votre geste en vous inspirant des autres mais sans jamais vouloir bêtement copier. Que vous soyez beau à regarder au final n'a aucune importance du point de vue biomécanique.

mercredi 5 septembre 2018

Dates des prochains ateliers Light Feet Running

Voici les dates des conférences/ateliers Light Feet Running (LFR) qui auront lieu dans les premières semaines de Septembre à Paris :


Chaque atelier dure une demi-journée.

Les ateliers de niveau 1 permettent de poser les bases de bonnes pratiques biomécaniques de la foulée.

Les ateliers de niveau 2 s'adressent aux coureurs qui ont déjà bien assimilé les bases préconisés par l'atelier de niveau 1 et qui souhaitent continuer à optimiser leur foulée, par le biais de conseils individualisés.

Le tarif d’un atelier est de 50€ par participant (et 90€ par couple).

Pour plus de renseignements et inscription, rendez-vous sur le site www.lightfeetrunning.com (cliquez sur le lien ICI).


jeudi 12 juillet 2018

les dates des ateliers LFR en juillet (Paris et Rennes)

Voici les dates des conférences/ateliers Light Feet Running (LFR) qui auront lieu au mois de Juillet à Paris et Rennes :


J’entends, j’oublie ; je vois, je comprends ; je fais, j’apprends





La ligne directrice des ateliers LFR de Niveau 1 (initiation) est « Sensations » ; ils vous permettent de poser toutes les bases d’une foulée naturelle, la foulée LFR, en l’abordant au niveau théorique mais aussi avant tout au niveau pratique grâce à une foultitude de conseils et d’exercices pratiques complémentaires du livre « Courir Léger »: Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le livre pour participer à un atelier (bien que cela soit largement recommandé).

Les ateliers durent une demi-journée. Ils ne demandent pas une condition physique particulière, étant précisé qu’il est déconseillé d’y participer si l’on est blessé.

Le contenu des ateliers de niveau 1:
  1. explications de la théorie de la foulée (environ 45′),
  2. première vidéo des coureurs et analyses de leurs foulées en début d’atelier
  3. conseils et exercices de mise en pratique: les exercices demandent juste une bonne condition physique ; ils ne sont ni longs, ni très intenses.
  4. seconde vidéo des coureurs et analyses de leurs foulées en fin d’atelier.
  5. debriefing / questions- réponses et dernières recommandations
Le tarif d’un atelier est de 50€ par participant (et 90€ par couple).
Le nombre de participants est limité à une dizaine de coureurs.

Pour s'inscrire, rendez-vous sur le site www.lightfeetrunning.com (cliquez sur le lien ICI)







vendredi 11 mai 2018

110.L'importance du geste

"Au tir à l’arc, désirer atteindre la cible, c’est désirer ce qu’on a pas…
Désirer l’avenir, c’est ce qu’on appelle une espérance, donc une peur.
Comme le dit Spinoza, il n’y a pas d’espoir sans crainte, ni de crainte sans espoir…
Désirer ce que l’on a pas, c’est se séparer du bonheur.
Le sage ne veut pas atteindre la cible mais seulement la viser bien. Il fait ce qu’il désire et désire ce qu’il fait. Il est heureux. C’est ainsi qu’il atteint un poux en plein cœur selon les textes taoistes. Le sage désire ce qui dépend de lui, désire ce qu’il fait. Ce n’est plus une espérance, c’est une volonté, c’est une action !
Ce qui compte, ce n’est pas le résultat de l’acte (le skopos), mais l’acte lui-même (le telos)"
(André COMTE-SPONVILLE, philosophe)

Ce très beau texte de ce philosophie peut tout à fait s’appliquer à la course à pied et en particulier au LFR.

Cette technique se focalise sur la maîtrise du geste. En se concentrant sur son geste, le coureur est tel l’archer japonais, qui plutôt qu’être obnubilé par la cible, se concentre sur ce qu’il contrôle, c’est à dire son geste.

Si on se focalise sur les éléments extérieurs (par exemple, les conditions de course, les concurrents, la météo ou votre objectif chrono…), c’est souvent le meilleur moyen de perdre ses moyens et de ne pas atteindre son potentiel et « rater sa cible ».

Sans avoir à forcément s’inspirer de philosophie ou de concepts japonisants, c’est un conseil largement pratiqué par les athlètes de haut niveau que de se concentrer sur leur technique : je me rappelle, par exemple, l’interview d’un grand champion qui, regrettait après le championnat du monde de triathlon longue distance, de ne pas être resté suffisamment concentré sur sa technique durant toute la course (et il ne parlait pas que de la natation – sport éminemment technique – mais aussi des deux autres sports (vélo et course à pied), d’où évidemment aussi l’intérêt d’avoir un bon bagage technique. A première vue, on aurait pu penser que son esprit devrait plutôt rester concentré sur son objectif de temps ou de classement et non pas à sa technique qu’en tant que champion, il devait forcément maîtriser parfaitement après toutes ces années d’entraînement qui l’avaient amené à un tel niveau.

Plus prosaïquement, j’ai pu constater que les coureurs qui étaient obnubilés par bien poser leur pied médio-pied (comme le tireur à l’arc qui ne pense qu’à une chose, toucher le centre de la cible) avaient tendance à passer à côté de leur foulée : leur geste n’était alors pas naturel et certains avaient même tendance à se plaindre de douleurs du fait des contractions musculaires qu’ils s’obligeaient à faire pour éviter à leur pied de se poser autrement que sur l’avant.

Quand on leur explique qu’ils devraient avant tout se concentrer sur leur geste, le plus souvent, leur pose de pied et leur foulée se mettent en place tout naturellement; ils se relâchent et leurs douleurs disparaissent.

Bonne course !

PS; si vous googlez « telos » et « skopos », vous trouverez quantité d’articles qui développent cette même idée dans de nombreux domaines.

Billet également publié sur www.lightfeetrunning.com

jeudi 4 mai 2017

Les dates des ateliers Light Feet Running pour le mois de mai

Voici les dates des deux ateliers Light Feet Running (LFR) qui auront lieu au mois de Mai à Paris :

- le samedi 13 mai à 10h (Porte d'Auteuil) : niveau initiation ; ouvert aux débutants;
- le samedi 20 mai à 10h (Porte d'Auteuil) : niveau initiation ; ouvert aux débutants.

Pour tous renseignements et inscriptions, voici le lien : http://www.lightfeetrunning.com/conferences-ateliers/

Bonne course !




dimanche 27 novembre 2016

108. Les gains biomécaniques de la foulée médio-pied en triathlon

L'observateur suffisamment attentif du triathlon longue distance (Ironman et autres...) a dû se rendre compte, au fil des années, que les triathlètes élites sont de plus en plus nombreux à parfaire leur technique en course à pied et en particulier à adopter une foulée non plus de talonneur, mais plutôt une foulée médio-pied (ou à dominante médio-pied) : est-ce un effet de mode ou bien cela correspond-t-il à une réelle optimisation de la foulée bénéfique sur triathlon ? C'est la question à laquelle cet article va tenter de répondre.

un exemple fameux d'athlète qui a modifié sa technique de foulée en passant au triathlon
1. Que faut-il entendre par foulée médio-pied ou à dominante médio-pied ?

Tout d'abord, il faut oublier certains clichés qui confondent foulée médio-pied et minimalisme, voire course pieds nus (barefoot). C'est confondre la technique de la foulée et la manière de pratiquer la course à pied. Jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas encore vu beaucoup de coureurs minimalistes en triathlon (mis à part le coup de poker de David Hauss pieds nus pour emporter brillamment le championnat d’Europe de triathlon courte distance).


Source: trimag
La foulée médio-pied ou à dominante médio-pied correspond avant tout à un geste technique qui consiste, non pas à jeter son pied vers l'avant mais beaucoup plus à projeter son pied vers l'arrière. 

Dans ce geste, le coureur va vouloir ramener son pied devant lui en pliant son genou aérien de manière continue (contraction des ischios-jambiers) jusqu'à ce que son pied aérien croise sa jambe d'appui. L'opposé de ce geste est la foulée du talonneur qui, lui, déplie son genou aérien tout au long du retour de son pied vers l'avant (contraction des quadriceps).

L'important est de saisir que c'est ce geste qui est le facteur déterminant de cette foulée, beaucoup plus que la partie précise du pied qui touche le sol en premier. D'ailleurs, suivant le type de chaussure portée et plus spécifiquement le drop de la chaussure, il se peut tout à fait qu'avec un tel geste de flexion continue du genou aérien, le coureur vienne tout de même poser son talon en premier. Cela n'a pas une importance fondamentale dans la mesure où la pose de pied remplit d'autres critères que je vais expliquer.

2. les enjeux biomécaniques de la foulée pour le triathlète

Par rapport au pur coureur à pied, le triathlète doit faire face à une difficulté particulière liée à la fatigue engendrée par le vélo, en particulier sur ses membres  inférieurs.

Le vélo sollicite en effet énormément les muscles quadriceps, qui fournissent la plus grande partie de la puissance à vélo.

Malheureusement, les quadriceps sont aussi des muscles très sollicités par la course à pied car ils jouent un rôle fondamental dans la phase d'amortissement et de soutien (comme l'illustration ci-dessous le montre succinctement:

En rouge, les muscles de la jambe sollicités durant un cycle de foulée
Ce niveau de sollicitation va augmenter plus le coureur posera son pied devant son bassin : en effet, durant la phase d'amortissement, tant que le pied n'est pas passé sous le bassin, le quadriceps doit fournir un effort important.

Du côté de la jambe aérienne, le quadriceps va plus travailler si durant la phase de propulsion le coureur produit un geste de lancer du pied vers l'avant (typique d'une foulée de talonneur) en dépliant son genou vers l'avant rapidement après le contact au sol.

On voit dès lors que le coureur talonneur aura tendance à créer un cercle biomécanique vicieux aboutissant à une sollicitation accrue des quadriceps tant de la jambe d'appui que de la jambe aérienne et même plus globalement de la jambe de son entier.

3. L'avantage biomécanique de la foulée médio-pied pour le triathlète:

En modifiant sa technique de foulée, le triathlète va pouvoir mieux répartir l'effort sur l'ensemble de sa jambe et même dans une large mesure réduire l'effort fournie par ses jambes en mobilisant le haut de son corps et en réduisant le force de freinage.

 
Les composants dynamiques de la foulée LFR

Plusieurs mécanismes et séries d'actions-réactions vont se mettre en place, de manière vertueuse, pour le triathlète coureur médio-pied : par exemple:

- une pose de pied le plus à plat possible réduit les forces de freinage ;
- une pose de pied proche du bassin facilite la remontée du pied en tirant partie de la force de renvoi au sol ;
- une phase d'amortissement avec la jambe fléchie et le pied près du bassin répartit mieux l'effort sur les différentes parties de la jambe ;
- une flexion du genou vers l'avant augmente le travail des ischio-jambiers tout en reposant le quadriceps ;
- une cadence soutenue réduit l'oscillation verticale (et par conséquent le travail des quadriceps et de la jambe lors de l'amortissement) ;
- un mouvement de lancée de la jambe vers l'arrière permet d'utiliser les fessiers, les abdominaux, le tronc et les bras en contre-partie de moins d'efforts demandés aux jambes ;
- une pose médio-pied réduit la vitesse verticale d'impact, ce qui engendre moins de fatigue liée aux impacts.

Une fois cette technique maîtrisée, les gains peuvent être substantiels, voire très substantiels. Lors du dernier atelier organisé par le LFR, un triathlète expliquait avoir gagné 14' sur son dernier triathlon courte distance. A cela, il faut ajouter que tous les conseils de mise en place de cette foulée relève aussi de bonnes pratiques en course à pied et ont pour conséquence, normalement, de réduire les traumatismes générés par la course à pied : des éléments tels que la cadence, une pose de pied horizontale avec le sol, près du bassin, une meilleure posture constituent autant de bonnes pratiques biomécaniques dont les coureurs tireront partie à court et évidemment à long terme.

Pour les triathlètes qui souhaitent commencer ou parfaire leur transition vers une foulée médio-pied, vous trouverez tous les conseils pour la réussir dans le livre "Courir Léger - Light Feet Running" (disponible sur les sites de vente en ligne et dans les grandes librairies (ou sur commande auprès de votre libraire).

Happy LFR !




jeudi 17 novembre 2016

107. Test de capteurs biomécaniques : Le Runscribe

Plusieurs objets connectés sont en train d'arriver sur le marché qui fournissent des systèmes de mesure biomécanique de plus en plus complexe.

J'ai pu en acheter et tester récemment trois : le Runscribe (dernière génération), le Zoi Run et le Milestone Pod (première génération) dont je vais faire un compte-rendu dans trois articles.


Voici le premier test :

Le Runscribe :

Il s'agit du système le plus onéreux (environ 250 USD). Il est composé de deux capteurs au poids négligeable qui se fixent soit sur les lacets, soit à l'arrière de chaque chaussure. Fixés sur les lacets, les capteurs tiennent parfaitement (sans risque de les perdre).
 
les capteurs (pod) placés sur les lacets

Ils se mettent en marche automatiquement dès que vous courez. Il vous suffit, après avoir couru, de récupérer les données enregistrées par l'intermédiaire de votre smartphone ou tablette (via bluetooth).

Vous pouvez assigner une couleur spécifique à chaque pod (témoin lumineux) ce qui vous permet de savoir très facilement lequel correspond à quel pied (par exemple: vert pour le pied gauche et bleu pour le pied droit). Vous avez un choix de quatre couleurs différentes pour cela.

Après 1 mois d'utilisation, j'ai constaté que le système fonctionne très bien : je n'ai noté aucun problème de connexion. Les batteries tiennent très bien la charge (tenant facilement plusieurs sorties). les capteurs sont facilement et rapidement rechargeables grâce à un accessoire vendu avec le dispositif qui se connecte sur le port USB d'un ordinateur.

Il est très facile de passer les capteurs d'une paire à chaussure à une autre.

Le transfert des données se fait très facilement après chaque sortie : le transfert n'est pas extrêmement rapide (plusieurs minutes parfois, certainement dû au volume des données transférées) et varie donc suivant la longueur de la sortie.

Les données enregistrées sont principalement :
- la cadence,
- la durée,
- la distance, (à noter qu'elle est très fiable),
- la pose de pied (avant pied / médio-pied / talon),
- le temps de contact du pied au sol,
- la symétrie de la foulée,
- les chocs par 3 données: une mesure globale des chocs, une mesure de la force d'impact, une mesure de la force de freinage;
- la pronation : angle de pronation et vitesse maximale de pronation;
- un indicateur global d'efficacité de course (3 niveaux : low / medium / high)
- un indicateur global d'absorption des chocs (3 niveaux : low / medium / high)

L'ergonomie et le look de la présentation des indicateurs est plutôt bien faite (voir photo): sur le smartphone, les données sont plus succinctes que celles affichées sur l'ordinateur. Par l’intermédiaire du site runscribe, vous avez accès à toutes vos données. Pour le moment, ces données ne sont pas exportables et c'est fort dommage: une exportation via Excel par exemple permettrait de réaliser facilement des tableaux de synthèse qui seraient fort utiles. Il serait aussi intéressant de pouvoir importer les données dans d'autres logiciels du type carnet d'entraînement.



On peut noter les points ergonomiques suivants que je trouve très positifs :
- le fait d'avoir les informations pour chaque pied (ce qui n'est pas le cas du Zoi Run et du Milestone);
- la possibilité de visualiser les indicateurs par des courbes ;
- la possibilité de superposer les courbes ;
- la possibilité de comparer plusieurs sorties ;
- la possibilité de classer les sorties suivant la chaussure utilisée, le type de sortie et le type de terrain : ainsi, il est facile de comparer sur plusieurs sorties la conséquence d'un type de chaussure par rapport à un autre sur votre foulée (plus de pronation...changement de pose de pied...asymétrie) ;
- la possibilité d'enregistrer les blessures ressenties à chaque sortie ;
- la faculté de renseigner chaque sortie en y insérant un titre et des commentaires longs (par exemple décrivant votre ressenti, votre technique....) : c'est très pratique quand on veut s'y retrouver dans l'historique des sorties.

Le produit est donc bien abouti et sa qualité de fabrication très bonne (c'est déjà la seconde génération du produit).

Le produit n'enregistre toutefois pas quatre indicateurs biomécaniques qui sont intéressants pour le coureur :
- la puissance (pour le moment, il semble que seul Stryd le permette)(*) ;
- l'oscillation verticale ;
- l'oscillation horizontale ;
- l'oscillation latérale.

Les points plus négatifs :

Je ne peux pas vous cacher que je suis assez désappointé par ce produit après plusieurs semaines d'utilisation car au première abord, il semblait être le plus abouti des trois testés.

En effet :

- le niveau d'exactitude de la mesure des chocs semble un peu laisser à désirer : le fabricant ne donne pas d'informations pertinentes à ce sujet mais, d'après les informations que j'ai pu lire, la marge d'erreur serait de plus de 20% voire même 25% entre les mesures de Runscribe et les mesures enregistrées en labos sur un vrai tapis de course à enregistreur de chocs (je mets l'information au conditionnel et si des lecteurs ont des infos sur le sujet qu'ils n'hésitent pas à commenter). On peut objecter que peu importe la valeur absolue, ce qui est important est l'évolution de cette valeur pour un même coureur. Ainsi le coureur peut suivre ses progrès au fur et à mesure de ses sorties. L'argument semble recevable dans une certaine limite car il faut tout de même de les indicateurs soient fiables. En plus, les unités affichées n'ont pas de rapport en tant que tel avec la réalité : les chocs verticaux s'affichent en G (mais il ne s'agit pas, contrairement à ce qu'on pourrait penser, d'une unité correspondant au poids du corps) car avec Runscribe un score bas en terme d'impact se situe autour de 7 à 8G (alors que jamais un coureur n'encaisse 7 à 8 fois le poids de son corps en courant). Il serait plus parlant pour le coureur d'avoir une mesure correspondant plus à la réalité.

- les courbes affichées sont frustrantes car elles ne semblent pas corroborées les données enregistrées: ainsi, si vous visualisez la courbe de vitesse pour une sortie, elle n'atteint jamais la vitesse maximum indiquée ce qui semble plutôt incompréhensible.

- les comparaisons entre les sorties se font au travers de l'affichage de courbe : il serait utile de pouvoir aussi le faire en affichant les moyennes enregistrées par exemple plutôt que des courbes.

- la fiabilité des données de pose de pied et d'impact me semblent très discutables : pour avoir tester les capteurs, avec différentes foulées et avec différentes chaussures, il n'est vraiment pas aisé de trouver une réelle cohérence entre les données d'une chaussure à l'autre.  On a beau se creuser la tête et analyser les courbes : il est difficile d'en tirer des conclusions réellement utiles au delà d'une conclusion assez brute : à ce titre, les mesures de Runscribe confirment que plus la chaussure est minimaliste et moins la force d'impact est élevée.  Cette difficulté de finesse d'analyse ne vient pas tant des capteurs que de la présentation des données qui sont franchement très (trop?) brutes. Si ce type de produit veut s'adresser au grand public, il serait nécessaire de repenser et réorganiser la présentation des données pour les simplifier et les préanalyser (à l'exemple par exemple du Zoi Run ou du Milestone Pod).

- les indices de comparaison (efficacité et choc) semblent trop basiques et se basent sur les indices enregistrées par la communauté globale des coureurs utilisant Runscribe: le concept semble très intéressant en soi mais au final, il aboutit à des conclusions basiques ; par exemple, l'efficacité de la foulée est basée sur la vitesse avant tout ; par exemple, si vous avez une efficacité moyenne lors d'une sortie, si vous ajoutez de la distance à votre sortie (ce qui est possible et très utile pour ajuster le Runscribe à votre montre GPS), l'indice d'efficacité fait immédiatement un bond. Cela semble un peu trop simpliste. Il serait intéressant, à mon avis, par exemple, d'affiner ces indices pour tenir compte par exemple d'autres données, par exemple, du poids et de l'âge du coureur ou encore mieux de son type de foulée.

Ma conclusion personnelle :

Runscribe est un produit intéressant et indéniablement bien fait tant en termes de hardware que de software et d'ergonomie, mais qui, à mon avis, est trop complexe à utiliser pour un coureur récréatif et qui se positionne relativement cher, manque d'un traitement des données rendant les indicateurs plus conviviaux et réellement pertinents.

Il existe d'autres produits qui me semblent ainsi plus accessibles au commun des coureurs avec des indicateurs plus utiles et plus faciles d'accès et qui sont moins chers (voir les tests du Zoi Run et du Milestone Pod à suivre).

Runscribe est-il un produit utile aux entraîneurs ou aux praticiens de la santé (médecins du sport, kinés, podologues, etc.) ? L'immense avantage de Runscribe est de permettre des mesures biomécaniques semble-t-il pointues en condition naturelle et donc en dehors d'un tapis de course, lieu habituel de mesures par ces praticiens.

Runscribe permet de comparer aussi les coureurs entre eux, ce qui peut être intéressant pour un entraîneur. Il permet aussi d'avoir un feed-back sur l'évolution d'un coureur au fil de ses sorties mais il faut pour cela avoir des connaissances d'analyse plutôt fines.

Pour les podologues, il se peut que les indices de pronation soient utiles pour comparer par exemple les conséquences de tel ou tel modèle de chaussures ou de semelles en conditions réelles. A priori, les podologues possèdent déjà des outils de mesure dans leur cabinet. L'intérêt est de voir l'évolution de ces paramètres en conditions réelles sur plusieurs sorties.Un coureur n'a pas forcément la même pose de pied sur un tapis roulant en cabinet et après avoir couru plusieurs heures sur différents terrains. Le suivi des courbes permet donc de voir l'évolution de ces paramètres dans les conditions réelles de course ou d'entraînement et l'influence de la fatigue sur la détérioration de la pose de pied (là encore, si des podologues ont un avis sur la question, qu'ils n'hésitent pas à commenter).

Pour ceux qui l'ont acheté, il faut garder espoir que Runscribe fasse évoluer son logiciel dans le futur pour rendre ce produit plus utile qu'aujourd'hui et accessible à un plus grand nombre de coureurs.

Runscribe a décidé récemment de mettre en vente le module seul pour permettre à des sociétés de s'en servir pour développer des applications (sportives notamment). Nous verrons ce que cela donne, notamment en running.

(*) Concernant la puissance, on attend les semelles Tiemppo que devrait sortir prochainement la start-up française Feetme et qui devraient intégrer un capteur de puissance très précis et bien supérieur au Stryd (aux dires de ses dirigeants).













jeudi 29 septembre 2016

106. Un défaut à éviter : l'extension complète de la jambe


Dans le livre "Light Feet Running - Courir léger", j'explique l'importance pour le coureur de chercher à se propulser le plus possible en tirant avantage de l'extension de sa hanche. L'extension de la hanche consiste à faire passer son genou derrière son bassin: c'est le mouvement contraire à la flexion de la hanche:


Au vu de certaines remarques de lecteurs, il semble que certains, lorsqu'ils désirent allonger leur foulée, interprètent ce conseil comme étendre la jambe derrière soi et pousser le plus possible avec la jambe tendue. Ces coureurs se plaignent d'ailleurs qu'en faisant ce geste, ils ressentent une gêne au niveau des muscles adducteurs :


Or, si l'on observe le mouvement quasi-idéal de la jambe d'un coureur d'endurance, on doit s'apercevoir que la jambe n'est jamais en extension complète et surtout pas alors que le pied touche encore le sol. Ainsi, comme sur l'illustration ci-dessous, on voit qu'au décollage du coureur (take-off), le pied décolle du sol avant que la jambe n'ait eu le temps de se tendre; le genou est encore plié (voir flèche rouge).

(source : Salmin)


Il faut comprendre que le transfert de forces se fait dès le premier contact du pied avec le sol : le coureur n'a pas d'intérêt à prolonger ce contact jusqu'à avoir sa jambe tendue pour forcer la poussée. Il a tout intérêt, au contraire, à ramener son pied vite devant lui : il existe ainsi une limite au delà de laquelle forcer la poussée est contre-productif et met en plus énormément de tensions sur les adducteurs (c'est d'ailleurs également vrai en sprint).

Ce transfert de force se fait avant tout grâce à la puissance instantanée développée par le coureur. La puissance (P) est la résultante de la force (F) multipliée par la vitesse (V). Ainsi:

P =  F * V

Si le coureur envoie sa jambe vers l'arrière avec force, le transfert de force se fait immédiatement au moment où le pied entre en contact avec le sol alors que la jambe est encore fléchie. 

Pour vous faire comprendre cela, j'utiliserai l'analogie de la claque : imaginez-vous donner une claque à quelqu'un ; pour lui donner une claque très forte, vous allez instinctivement lui envoyer votre main très vite et très fort dans la figure ; pour autant, vous sentez bien qu'il n'y a pas d'intérêt à garder la main appuyée longtemps sur la joue de la personne. 


C'est grossièrement la même chose en course à pied. Votre pied se projette violemment contre le sol, le contact est très rapide et ensuite votre pied décolle du sol alors que votre jambe n'est pas tendue.
 
Happy LFR !




jeudi 22 septembre 2016

105. Pieds, sabots : même combat ?

Au hasard de l'un des ateliers LFR, j'ai échangé avec plusieurs spécialistes d'équitation, dont en particulier, la rédactrice en chef de la revue "Cavalière" (que je vous conseille au passage pour ceux qui s'intéressent au cheval).



Ils m'ont appris que, tout comme en course à pied, il existait des débats assez vifs dans le monde de l'équitation au sujet de l'intérêt ou non de ferrer les chevaux.

Ainsi, une école aux USA (mais pas seulement) recommande vivement de ne pas poser des fers aux chevaux sauf exceptions. Il ressort de ces débats des arguments assez similaires au débat en course à pied sur l'intérêt de mettre de l'amorti dans les chaussures (voire de courir carrément pieds nus).

Tout comme la course pieds nus d'ailleurs, ne pas mettre de fers à un cheval nécessite un hygiène de vie particulier du cheval afin qu'il puisse naturellement entretenir la corne de ses sabots, exactement comme le coureur pieds nus qui doit courir un temps minimum par semaine pour entretenir les capitons sous ses pieds qui se développent naturellement.

De cet échange, j'ai également appris que le cheval au contraire de l'homme doit toujours poser son talon en premier : il faut que l'impact et la charge soient localisées sur l'arrière du pied, sinon les différentes structures du pied du cheval ne peuvent être correctement alimentées en nutriments, entraînant des phénomènes de dégénérescence. Le pied du cheval possède d'ailleurs un coussinet plantaire placé sous le talon (au contraire de l'homme) (voir illustration)



Pour le cheval "pied nu", il existe même des hipposandales pour lui permettre une transition progressive après avoir abandonné ses fers. Tout comme pour le passage vers des chaussures plus minimalistes, il est important de respecter la règle de la progressivité.

 Hipposandales

Une fois avoir pris connaissance de ce débat, on se dit que la "plus belle conquête de l'homme" est encore plus proche de nous qu'on pouvait le penser !


 


lundi 8 août 2016

104. Les dates des ateliers LFR en septembre Paris et Toulouse

Voici les dates des ateliers LFR pour le mois de septembre :



Ils se tiendront donc à Paris et à Toulouse.

Pour vous inscrire, il suffit de vous rendre sur le site lightfeetrunning à la rubrique "ateliers".

Happy LFR !

lundi 25 juillet 2016

103. Cadence, respiration : le bon vieux 7 temps

En cuisine, il existe des recettes indémodables mais qu'on oublie parfois et qu'heureusement on remet régulièrement au goût des jours.

En course à pied, il en est une qui est très utile si vous cherchez à améliorer, à la fois, votre respiration et votre cadence en course à pied lors de vos sorties à allure lente (ou "endurance fondamentale").

Ce bon vieux truc est celui qu'utilisent les forces armées : les cadences ou chants rythmées.

Courir sur un tel rythme vous obligera à prendre le bon rythme de foulée et à bien respirer.

Le rythme le plus simple et le plus utile est, je trouve, celui du fameux "Up in the morning" (voir vidéo).


lien vers la vidéo : https://youtu.be/Hnna8VLiynw

Pour simplifier, je vous suggère de chanter (doucement...pas la peine de cracher vos poumons) ou de siffler cet air sur une base de 7 pieds : "1,2,3,4,5,6,7" (silence d'1 temps) puis de nouveau "1,2,3,4,5,6,7". Avec le silence d'1 temps, cela fait donc 8 temps calés sur 8 foulées. Rien de tel pour rester en aisance respiratoire toute en gardant la cadence.

Libre à vous d'inventer des paroles pour vous motiver ou bien simplement siffloter ou comptez !

Happy LFR !